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Et voila, l'aventure touche à sa fin ~ Forum Fermé. Bonne continuation à tous.

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Cocktail du jour? Bloody Andy. En plus de ça, il est gratuit. || ANDRÉAS&MASAO

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MessageSujet: Cocktail du jour? Bloody Andy. En plus de ça, il est gratuit. || ANDRÉAS&MASAO Ven 12 Juil - 10:25

La nuit inquiétant, recouvrait la ville de son voile d’ombre. Tout pouvait s’y cacher, y compris moi-même. Je ne savais pas réellement pour quelles raisons les autres la craignaient à ce point, encore moins pourquoi les sorciers préféraient rentrer chez eux mais, en cet endroit qu’était l’allée des embrumes, il était certain que je ne pouvais croiser que des personnes aussi dangereuses que moi. Quelque part, je devais avouer que cela me lassait. Ici, peu de gens se frottaient à moi. Soit parce qu’ils me connaissaient, soit parce qu’ils savaient que j’étais un mage noir… Je n’avais pas peur d’eux, mais avaient-ils réellement peur de moi, dans le fond ?

Tandis que je marchais en silence dans les ruelles sombre de ce quartier glauque qui respirait aux yeux des autres l’oppression et le complot, je laissais courir mes mains le long des murs crasseux des maisons environnantes. Ce contact frais éveillait légèrement mes sens, me rappelant qu’à défaut de ressentir autre chose, comme de la peur ou de l’inquiétude, je pouvais comprendre les sensations de contact, comme le froid, la chaleur… Malheureusement, la douleur était trop annihilée par mon mal pour que je puisse en ressentir les effets… dieu sait pourtant ce que cela m’aurait fait apprendre des choses…

À cette heure tardive, je longeais le mur d’une des maisons qui se situait dans une rue déserte de l’allée des embrumes. J’avais du y trouver un homme, j’avais déjà oublié son nom, mais je n’avais pu oublier l’expression qu’il avait au moment où son dernier souffle l’avait quitté. Je n’avais pris aucun plaisir à le tuer, d’autant plus que je n’avais pu trouver en lui la réponse que j’avais tant cherchée jusqu’à aujourd’hui. La peur restait toujours aussi mystérieuse pour moi et, malgré tous mes efforts, je n’arrivais pas à percer son secret… Celui-ci devait être trop épais pour mes réflexions, aussi nombreuses soient-elles.

Les rares personnes que je venais à croiser en ces lieux détournaient le regard à mon passage. Me craignaient-elles ? Savaient-elles ce que je venais d’accomplir ? Je reconnaissais là cette attitude craintive que les mages noirs n’auraient pas du avoir selon moi… Je n’étais peut-être pas un homme… certains me l’avaient déjà répété de nombreuses fois depuis que j’étais arrivé en Angleterre. Je n’étais pas arrivé à Azkaban pour rien… Et je ne comprenais même pas pour quelles raisons j’y avais été envoyé.

Le bien et le mal étaient depuis toujours des notions qui m’échappaient. Pour cette raison, j’avais tué ma génitrice alors que je désirais simplement lui démontrer ce que nous avions appris en cours. J’avais tué mon père parce qu’on me l’avait demandé et, au final, je ne voyais pas ce qu’il y avait de mal dans mes gestes. Je ne tuais pas par plaisir, non, je n’en ressentais aucun en le faisant, au contraire de nombre de mes confrères mangemorts ; je ne tuais que dans le simple but de découvrir les choses qui faisaient surgir la peur au sein d’un cœur…

Je tournai au coin de la ruelle suivante, retrouvant enfin la rue principale que j’avais quittée lors de mon allée à la demeure de cet inconnu que j’avais du tuer.

J’ignorais quel était son crime : on m’avait demandé de le tuer, alors je l’avais fait… en particulier parce qu’il possédait cette lueur de crainte dans le regard, et ce dès mon arrivée, cette lueur qui signifiait peut-être qu’il se savait coupable d’une chose que je n’avais pas mentionnée à mon arrivée… Une chose dont je n’avais pas réellement conscience.

L’ennui me rongeait. J’étais las et énervé. Las de ne pas rencontrer de personne intéressante en ce bas monde, Énervé de ne pas trouver cette réponse que je cherchais depuis des années. D’où provenait la peur ? Comment naissait-elle ? Cette interrogation me taraudait depuis trop longtemps, mais je ne pouvais pas abandonner ma recherche car elle était peut-être bien la seule chose qui me maintenait en vie.

Une enseigne attira mon attention au bout de quelques minutes de marches sur l’allée principale. Un bar que je ne connaissais pas encore malgré mes nombreuses venues en ces lieux, un bar dont le nom ne m’intéressait pas forcément, comme la plupart des choses que je pouvais voir en ce monde. Je le regardai pendant quelques secondes, m’arrêtant de marcher en face de celui-ci et, apercevant de la lumière à l’intérieur, je décidai d’entrer dans cet endroit où je comptais boire un verre.

Je ne m’inclinai pas en entrant en ces lieux, au contraire d’autres japonais qui eux auraient fait preuve d’une politesse presque exagérée. Je ne voyais pas de raison d’agir de la sorte, mis à part peut-être devant le maître, mais nous le croisions tellement rarement à cette heure que cela ne m’était presque jamais arrivé jusqu’ici.

Quelques secondes après mon entrée, je m’approchai du bar pour m’y installer et, après l’avoir cherché du regard durant quelques secondes, je m’adressai au barman.

« Un Whisky. » Déclarai-je froidement et sans réelle politesse.

Ces lieux étaient presque vides. Ce n’était pas étonnant au vu de l’heure, mais j’avais déjà pu fréquenter des endroits plus vivants, même durant la nuit. Mon regard observateur se promena d’ailleurs sur la pièce, scrutant chaque personne tandis que je me posais milles questions les concernant… sur la peur en particulier. Finalement, mes yeux marron s’étaient reposés sur le comptoir qui me faisait face, tandis que je posais mes coudes à sa surface, assis sur le tabouret que j’avais pu trouver là en arrivant.
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MessageSujet: Re: Cocktail du jour? Bloody Andy. En plus de ça, il est gratuit. || ANDRÉAS&MASAO Sam 13 Juil - 12:26

La journée avait été horriblement longue. D'habitude, j'adore mon boulot. Ça donne certain avantage pour des mecs comme moi, mais là, j'étais fatigué et blasé de la clientèle. La plupart se ressemblait. Chacun se croyait être le maître du monde et ils s'en congratulaient entre eux. Je ne voyais pas bien l'intérêt d'être au dessus des autres. Un manque de confiance caché sous un masque hautain et supérieur ? En faite, je m'en fichais, je ne voulais pas savoir. Pas aujourd'hui. Je jetais un coup d'oeil à ma montre. Encore une heure et service et je pourrais rentrer tranquillement chez moi, c'est tout ce qui importait.

La porte du bar s'ouvrit une énième fois et un silence troublant s'installa dans la salle. Tous se tournèrent vers l'inconnu qui venait de franchir la porte. Des murmures s'élevèrent par-ci, par-là. J'entendis quelques bribes de conversations et en posant enfin mon regard sur l'homme qui venait de s'installer au bar, je me rendis compte que ce visage ne m'était pas inconnu. Un visage aux traits fins encadré par des mèches noires en bataille et ce regard si... Éteins. Comme dénué de toute émotion. Je restais un instant immobile, réfléchissant comment je pouvais connaitre ce visage sans jamais avoir rencontré la personne. Et puis, l'évidence me frappa comme un flash. Masao Himejima. Un mangemort dangereux et sans remords rechercher activement par les Aurors. J'avais vu plusieurs fois des photos de lui dans la gazette et puis, du jour au lendemain, comme s'il s'était volatilisé, plus rien. Certain pensait même qu'il était mort. D'où la surprise générale du bar à son arrivée.

Malgré les recommandations des forces de l'ordre, j'avais envie de parler avec lui. D'apparence il n'avait pas l'air dangereux mais à ce qu'on disait il était l'un des plus redoutable mage noir aux côtés de Bellatrix. J'avançais vers lui, attendant sa commande sans un mot. Sa voix s'éleva dans la pièce avec un ton sombre et presque blasé. Je lui servis son Whisky sans un mot et le regarda un instant plongeant ses iris dans le liquide ambré de son verre. Que faisait-il ici ? Il n'avait pas l'air d'être le genre de mage noir à venir se soûler la gueule sans raison, juste pour le plaisir. Il avait l'air de s'ennuyer et il ne cherchait personne en particulier visiblement. La raison de sa présence ici ne pouvait donc pas être une mission, je doute qu'il aurait perdu son temps à commander à boire avant. Je le regardais boire son whisky tirailler entre l'envie de lui parler et celle de rester loin, très loin de lui. Si les rumeurs étaient fondées, je ne donnais pas cher de ma peau si je venais à l'agacé un peu trop.

Je jetais un nouveau coup d'oeil à ma montre. Voilà maintenant une bonne dizaine de minutes qu'il était arrivée et même si les conversations avaient reprises, elles avaient considérablement baisser de volume. Comme si un mot plus haut que l'autre pouvait déclencher la fureur de cet homme. Merlin, il semblait pourtant si innocent d'apparence, hormis son regard éteins. Je me demandais d'ailleurs comment il était possible de ne rien ressentir à ce point, étais-ce possible ? Ou alors, il n'était peut-être simplement plus humain. Les journaux racontaient qu'il aurait tuer ses parents de sang-froid, sans cligner des yeux. Juste comme ça.

Je tapais nerveusement le bar avec mes doigts, l'envie de lui parler se faisant de plus en plus impérieuse. Il était bien là pour une raison ? Et ma curiosité était piquée au vif pour le coup. Sans vraiment que je sache pourquoi, je voulais savoir.  Comprendre. Idiot n'est-ce pas ? D'autant plus que c'est sans doute une des personnes les plus dangereuses de Grande-Bretagne, mais que voulez-vous. On est tête brûlée ou on ne l'est pas. Je profitais qu'il ait finit son verre pour en servir un nouveau et remplacer le verre vide devant lui.

-Cadeau de la maison. Dis-je calmement. Vous n'avez pas l'air dans votre assiette. Ajoutais-je en regrettant immédiatement d'avoir parler.

Il leva la tête vers moi, lentement et un frisson me parcourut de la tête aux pieds. Cette aspect si froid me glaça le sang un instant. Il semblait si jeune pourtant.

-Excusez-moi, je ne voulais pas interrompre vos songes.

J'aurais dû avoir peur, oui. J'aurais dû. Mais il y avait autre chose que la peur qui prenait le dessus. Quelque chose de bien plus fort. Une curiosité sans borne qui grandissait de plus en plus. Je le payerais peut-être cher plus tard mais tant pis, le jeu en valait la chandelle.
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MessageSujet: Re: Cocktail du jour? Bloody Andy. En plus de ça, il est gratuit. || ANDRÉAS&MASAO Sam 13 Juil - 13:36

Ces personnes assises autour de moi étaient d’une insignifiance accablante. Ils semblaient tellement stupides, tellement frêles, tellement fragiles… Un simple souffle de vent aurait peut-être pu les briser… Leur seule chance résidait sans doute dans le fait qu’ils étaient presque tous des sorciers de l’ombre… des mages noirs… Certes, certains d’entre eux devaient s’être retrouvés là par hasard, parce qu’ils n’avaient trouvé d’autre endroit pour vivre, mais ils devaient être en nombre minime et je ne pouvais que les remarquer… C’étaient des personnes comme cet homme situé juste dans mon dos, qui m’avait observé dès mon arrivée et dont je sentais encore le regard posé sur moi en cet instant précis.

Il avait peur de moi, c’était du moins mon hypothèse la plus probable, mais sans doute serais-je incapable de la vérifier sans voir cette lueur particulière dans le regard de cet homme. Il allait juste falloir que je réussisse ; encore restait-il à trouver une manière de réaliser cet exploit.

J’avais commandé un whisky quelques minutes plus tôt, j’attendais donc que celui-ci me soit servi avec une certaine impatience. Oui, l’impatience, la colère, la frustration. C’étaient des choses que je pouvais ressentir mais, là encore, ce n’était pas forcément une bonne chose. J’avais reposé mon verre vide sur le comptoir, le barman venant le resservir de lui-même en m’indiquant qu’il s’agissait d’un « cadeau de la maison ».

Bien évidemment, toute personne normalement constituée aurait fait preuve de gratitude face à un cadeau comme celui-là, l’alcool ayant un prix assez conséquent, mais pas moi. Je n’étais pas du genre à me montrer sympathique, encore moins reconnaissant. Je n’étais pas ce type d’homme qui remerciait pour un rien et était touché par les attentions commerciales de ce genre… Les hommes faisaient du commerce pour échanger des choses, il faisait cela uniquement dans le but d’obtenir des réponses ou des informations, si ce n’était pas simplement pour convaincre un client de revenir dans son établissement à l’aide de « cadeaux » comme celui-ci.

Je n’étais pas dupe. J’avais même tendance à être objectif par rapport aux choses, n’étant de toute façon pas capable de dire si les choses étaient positives ou non. Si quelqu’un était mort en ces lieux, je n’aurais pu dire si j’étais triste ou heureux de cette mort… Pour moi, cela aurait été une simple mort, un cœur qui s’arrête, rien de plus, rien de moins. Cela ne changerait jamais pour moi, mais personne ne pouvait s’en rendre compte, bien évidemment.

D’un geste, j’avais porté le second verre à mes lèvres, vidant son contenu en une gorgée, ce malgré la brûlure que j’aurais du ressentir si j’avais été fortement sensible aux douleurs. Je n’avais pas prêté attention aux paroles de mon interlocuteur, ce barman qui semblait avoir eu l’envie soudaine de nouer la conversation avec moi. Je reposais soudainement mon verre sur le bar, sans réellement faire attention à la violence avec laquelle je le faisais, et je venais ensuite poser mon regard éteint dans le sien.

« Je vais très bien. » Avais-je répondu d’une voix froide.

Alors que mon attention était tournée vers le barman, un bruit attira mon attention. Un crissement de chaise, juste derrière moi, m’indiquait effectivement que quelqu’un venait de se lever. Je tournai légèrement la tête vers la droite, voyant une personne se diriger vers l’endroit où étaient indiquées les toilettes, et je reconnus bien vite la personne que j’avais senti m’observer quelques minutes plus tôt. Je le suivis du regard pendant quelques secondes, jusqu’à ce que celle-ci disparaisse de mon champ de vision et, quelques instants plus tard, je me redressai, quittant mon tabouret, abandonnant du même coup le barman à ses bouteilles.

Je me fichais bien de lui et de sa conversation. Il n’avait rien d’intéressant à mes yeux. Cet homme qui était parti, en revanche, avec son regard chargé de crainte, m’intriguait bien plus. Peut-être était-ce là une nouvelle chance de comprendre comment il avait peur… Oui, comment ? Pourquoi ? Je voulais comprendre l’origine de ce sentiment réputé désagréable que les autres personnes semblaient ressentir… De ma démarche assurée, la baguette dans la manche, je m’étais rendu à l’endroit où j’avais vu disparaître ce sorcier et, m’approchant tour à tour de la porte de chacune des cabines verrouillées, je me mis à tambouriner, assez fort et à plusieurs reprises, réclamant que cet homme sorte de là.

Quelques secondes plus tard, j’allai m’appuyer sur le mur qui se situait en face, à côté d’un lavabo, m’adressant une nouvelle fois à lui.

« Sortez maintenant. N’ayez pas peur de moi. Je vous promets que je ne vous toucherai pas. » avais-je lancé d’une voix toujours aussi froide.

Nul doute que le boucan devait s’entendre de l’extérieur des toilettes. Cependant, j’étais encore calme, je n’avais pas encore utilisé ma baguette. Je la tenais simplement dans le creux de ma main, les bras croisés contre mon buste, tandis que je fixais la porte de la cabine où j’avais localisé mon sujet.
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Andréas Archer


MessageSujet: Re: Cocktail du jour? Bloody Andy. En plus de ça, il est gratuit. || ANDRÉAS&MASAO Mar 16 Juil - 15:53

Il m'avait répondu d'un ton froid et sans réplique m'indiquant clairement qu'il n'avait aucune envie de discuter. Bien. Il m'intriguait toujours mais je n'allais pas volontairement me faire massacrer la tronche juste par curiosité. Ainsi, je retournais à mes occupations, lui lançant de temps à autre des coups d'oeil discrets. Il avait lancé un regard circulaire sur la pièce, s'arrêtant sur un homme en particulier qui n'avait cesser de le fixer depuis son arrivé. Cet homme en question, je le connaissais bien. C'était un mage noir mais bien peu courageux. Il venait régulièrement ici. Généralement il était seul ou alors avec un autre mage noir aussi peureux et craintif que lui. J'eus un rictus narquois. A quoi bon se vanter d'être un meurtrier si c'est pour fuir face à un autre ? La clientèle en générale ne me plaisait pas plus que ça mais elle ne m'emmerdait pas non plus. Je faisais mon boulot et je partais. C'est souvent ainsi que se rythmait mes journées. Pour le reste, je préférais largement les bars moldus ou le chemin de traverse mais il ne faisait pas bon de le dire par ici.

Accoudait au comptoir, un torchon sur mon épaule, je scrutais les deux hommes. Le jeune japonnais ne semblait pas porter son " collègue " dans son coeur, ou alors il ne supportait simplement pas qu'on le regarde de travers ? Je ne savais pas trop. Mon instinct me disait qu'il ne partirait pas comme ça après le regard meurtrier qu'il avait lancé à son confrère avant que celui-ci ne disparaisse derrière la porte des sanitaires. Peu de temps après, Masao se leva à son tour et fit le même chemin avant de s'engouffrait à son tour dans les toilettes. Ça me ne disait rien de bon. Si ce jeune homme était effectivement le tueur sanguinaire sans but et sans coeur que l'on décrivait partout, j'étais près à parier que ça finirait en bain de sang. Certains clients avaient déduis la même chose que moi et beaucoup de regards se tournèrent vers l'endroit où avait disparus les deux hommes.

Mon boulot aurait été d'agir et d'interrompre la bagarre qui aurait certainement lieux d'ici quelques minutes. Les bagarres étaient fréquentes dans ce bar mais bien souvent elles se résumaient à des insultes ou quelque coups de poings mal placés d'ivrognes qui tenaient à peine sur leurs jambes. Là, en l’occurrence, c'était bien plus dangereux. Et s'il devenait fou et se mettait à tuer tous le monde dans le bar ? Juste comme ça, sans raison ? C'était possible vu le personnage. Un martèlement violent retentit à plusieurs reprises dans la pièce et je compris que quelque soit l'erreur de cet homme, Masao ne le laisserait pas sortir de cette pièce en vie. Je n'avais pas vraiment le choix. Je me débarrassais de mon torchon et attrapa ma baguette sous le comptoir avant de contourner le bar afin de prendre le même chemin que les deux hommes. J'entendis la voix du jeune japonnais retentirent derrière la porte. Ne pas avoir peur de lui ? Rien qu'à le regarder, il y avait de quoi le craindre. Rien de plus dangereux que quelqu'un qui n'a rien à perdre et en l’occurrence ça semblait vraiment être son cas. J'ignorais si je devais calmer le jeu ou m'interposer afin de laisser l'homme enfermait dans les toilettes se sauver. Certes c'était un mage noir certainement doublé d'un meurtrier, mais pour ma part, je n'avais pas l'âme d'un tueur. C'était plus fort que moi, il avait fallut que j'intervienne. Et bien sûr, c'est mon côté "casse cou" qui prit le dessus :

-C'est ce que vous dites à vos victimes afin de les amadoués? Dis-je en entrant dans la pièce.

Ma baguette était coincée dans la poche arrière de mon pantalon. Je serais bien fou de lancer une attaque en premier. Je l'utiliserai pour me défendre uniquement, en considérant que j'en ai le temps bien sûr. Le jeune brun tourna les yeux vers moi mais au lieu de la surprise que je m'attendais à voir dans ses iris, je n'eu pour reflet qu'un vide immense. J'ignorais si je devais en être effrayé ou fasciné. Était-il réellement possible de rester impassible quelque soit la situation. Je leva les mains en signe de paix - en admettant qu'il connaisse le mot - et reprit la parole :

-Je suis désarmé. Vous pourriez me tuer dans la seconde. C'était une évidence, pourtant j'étais encore en vie malgré mon intrusion. J'ignore ce qu'à bien pu vous faire cet homme mais croyez-moi, je ne suis pas certain que vous preniez grand plaisir à le tuer. Il est faible et lâche, comme les autres.

Peut-être était-il l'un de ces tueurs qui prenaient leurs pieds en torturant leurs victimes? J'en doutais fort. Il avait tellement de froideur et de néant dans son regard, que j'avais plus la sensation qu'il ne ressentait simplement rien. Cherchait-il alors en tuant ainsi, en apeurant ses victimes, en se faisant craindre ainsi à ressentir une émotion, quelque soit ?

-Je sais que la pitié et la compassion ne sont pas vraiment vos mots favoris chez les mages noirs, alors je vais simplement dire qu'il n'y a pas d'intérêt à tuer cet homme.

J'étais dans de beau drap. J'étais face à face avec le tueur le plus redoutable de notre époque - excepté peut-être Voldemort et encore - et je prenais encore le temps de dialoguer et limite de lui donner des conseils. Je m'apprêtais à voir un éclair vert dans la minute qui suivait. Il était trop tard pour faire demi-tour, voyons jusqu'où ma curiosité avait bien pu me poussée cette fois-ci.
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MessageSujet: Re: Cocktail du jour? Bloody Andy. En plus de ça, il est gratuit. || ANDRÉAS&MASAO Mar 16 Juil - 16:55

Les regards avaient beau me suivre lorsque je me rendis dans les toilettes, suivant de près l’homme qui m’avait trop longtemps observé, la peur à l’œil, je me moquais totalement de leurs impressions et des choses que j’aurais pu entendre dans leurs conversations. Je n’avais jamais été du genre à me poser des questions lorsqu’il s’agissait de tuer quelqu’un. Les ordres étaient donnés, j’exécutais… et encore, je ne le faisais que lorsque la proie me semblait idéale pour approfondir mon étude. La peur, ses raisons, ses effets sur l’être humain… Tout cela me fascinait réellement, et pourtant je n’arrivais pas à la ressentir moi-même. Étais-je triste ? Pas vraiment, non, je n’étais que frustré, et cette frustration ne cessait de grandir de jour en jour, renforçant du même coup ma colère si destructrice.

C’est ainsi que je m’étais retrouvé à attendre, les bras croisés contre mon torse, devant une cabine de toilette dans laquelle se cachait mon meilleur sujet d’étude du moment. Il ne me donnait pas envie de rire, ni même de le tuer, car là n’était pas vraiment mon premier objectif. Ce que je voulais avant tout, c’était obtenir de lui cette réponse que je recherchais tant… Mais elle était si difficile à avoir, sinon ne l’aurais-je pas déjà eue ? Ils ne parvenaient jamais à me la donner réellement… Pourquoi ne pouvaient-ils pas expliquer les sentiments qu’ils ressentaient ? Était-ce si complexe ? Cela m’énervait au plus haut point.

Mon regard vide était perdu dans la boiserie de la porte. Ce n’était certes pas très glorieux -nous étions dans l’allée des embrumes et je n’avais pu que remarquer la saleté qui semblait régner en maître sur ce quartier- mais cela me permettait de m’occuper un peu tandis que j’attendais une réaction de cette personne qui pensait visiblement que se terrer dans une cabine était le meilleur moyen de m’échapper. Mon attention se détacha de la porte lorsque des pas retentirent non loin de moi.

Un autre homme était arrivé, un homme que je connaissais pour l’avoir déjà un peu plus tôt, alors que j’étais au bar. Mon regard s’était posé sur lui durant quelques secondes après sa question. Pas un sourire ne m’échappa, pas un soupçon d’étonnement non plus d’ailleurs, et je me contentai de m’adresser à lui de ma voix plate et sans réelle nuance, si ce n’était mon accent japonais habituel.

« Cet homme n’est pas une victime. »

Mon regard s’était ensuite reporté sur la porte tandis que je réfléchissais. Cet homme avait tort dans ce qu’il disait ; celui qui était caché dans cette cabine n’était autre qu’un sujet d’étude intéressant auquel je pourrais, avec un peu de chance, soutirer la réponse à ma question. Peut-être allait-il pouvoir me dire comment naissait la peur, comment en faire l’expérience. Je me posais beaucoup de questions en réalité, mais très peu étaient aussi importante que celle-là.

« Cet homme ne m’a rien fait, avais-je continué après sa seconde tirade, et le tuer ne m’apporterait aucun plaisir, mais il a peur, et c’est là son seul intérêt à mes yeux. Qu’il accepte de me renseigner, et rien ne lui arrivera. »

Je n’étais pas du genre à jouer avec les sentiments, encore moins à passer par quatre chemins, même avec cet homme qui semblait fort peu enclin à me laisser opérer tranquillement. Pour cette raison, j’avais tourné une nouvelle fois mon regard vers lui, lui adressant quelques paroles tandis que je m’énervais intérieurement.

« Retournez à vos affaires, puisque les miennes ne semblent visiblement d’aucun intérêt pour vous. »

Quelques secondes plus tard, je lançai un petit alohomora sur la serrure de la cabine afin de la déverrouiller et, sans laisser le temps à mon sujet de fuir, je le saisis par le col, le soulevant à quelques centimètres du sol afin de l’empêcher de fuir. Comme je m’y étais attendu, celui-ci était effrayé et cherchait à fuir mon regard… tandis que je cherchais le sien. Je devais comprendre.

« Dis-moi. Pourquoi cette frayeur, au juste ? Je souhaite simplement savoir pour quelles raisons… tu crains les choses. »

Je le laissai retomber quelques secondes plus tard, attendant une réponse de la part de cet homme qui semblait plus que terrifié. Je restai la, debout, à attendre que ses paroles s’élèvent, mais au lieu de cela, cet homme décida de commettre une terrible erreur. En effet, à peine avais-je laissé ce mage raté retomber sur le sol, que celui-ci tentait déjà de fuir, heureusement bloqué dans son élan par l’homme qui avait souhaité m’arrêter. Avant même qu’il puisse s’enfuir, je pointai ma baguette sur lui pour lancer un sortilège bien connu des autres mages noirs, cela avec une froideur assez terrifiante.

« Endoloris. »

Je m’approchais un peu plus de lui, ma baguette toujours pointée sur son corps, désormais pris de violentes convulsions, tandis que ses cris s’élevaient dans l’espace réduit où nous nous tenions.

« Je t’ai demandé une réponse, ce n’est pas pour te voir fuir, misérable. »
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Andréas Archer


MessageSujet: Re: Cocktail du jour? Bloody Andy. En plus de ça, il est gratuit. || ANDRÉAS&MASAO Mar 16 Juil - 17:47

Connaître la peur ? C'était un motif bien étrange pour tuer quelqu'un. Le plus étrange que j'ai entendus jusque là du moins. Mais s'il était incapable de ressentir de la peur, de la terreur, cela voulait-il dire qu'il ignorait presque toutes émotions humaine ? Aussi bizarre que cela puisse me paraître je me mis soudain à avoir de la compassion pour ce jeune mage noire. Moi qui vivais aux rythme de mes émotions, je me demandais réellement comment il était possible de s'en passer. S'il avait déjà attiré mon attention dès son arrivée, il venait de pousser ma curiosité à son paroxysme. Je ne fis aucun geste lorsqu'il ouvrit la porte à l'aide d'un sort et qu'il attrapa l'homme par le col, le soulevant de terre avec une facilité déconcertante. Le mage se débattit pour tenter de fuir alors que le japonnais semblait imperturbable. Je regardais la scène comme si je la voyais en dehors de mon corps. Je me fichais pas mal de ce cafard de mage noire mais l'impassibilité de Masao me frappa brusquement. J'avais encore du mal à croire à ses paroles. Des sujets d'études ? Aucune victime ? Était-il possible qu'il ait tuer des années durant dans le seule but de comprendre ce qu'était la peur ?

Masao laissa à l'homme une chance de s'expliquer, chance qu'il saisit pour ramper sur le sol afin de tenter de fuir. Je ne pu dire, ni faire quoi que ce soit, qu'un long rayon de lumière traversa le corps du couard allongé par terre, le faisant se tortiller de douleur. Criant, gémissant de stopper cette torture. Je n'avais jamais été frapper par un Doloris mais j'imaginais combien ce devait être douloureux. Et soudain, je sentis la peur m'envahir. Je repris conscience de la situation et comprit que je serais le prochain sans aucun doute. Il fallait que je trouve quelque chose. Je n'avais pas envie de fuir, ni d'appeler les Aurors. Je voulais à mon tour comprendre comment on pouvait passer une existence à chercher un ressenti en vain. J'attendis un moment encore et finalement, le grand brun sembla se lasser du Doloris. L'homme par terre toussa bruyamment en se tenant les côtés et le ventre. C'était le moment où jamais pour moi d'agir.

-Tu veux savoir ce qu'est la peur ? Je vais te le montrer...

J'avais parler rapidement et sans réfléchir et lorsqu'il tourna brutalement son regard vers moi, un frisson de terreur me parcourut de la tête aux pieds. Je n'étais pas d'un naturel peureux mais il fallait dire qu'après la scène dont je venais d'être témoin, il y avait de quoi flipper. J'ignorais comment j'allais lui apprendre ce qu'était la peur puisque j'étais moi-même incapable de mettre des mots dessus. Des mots non, mais des ressentis. Une idée me vint. Sans doute très mauvaise mais quitte à mourir ici autant tentant le tout par le tout.

-Ça ne se décrit pas avec des mots on ne peut pas qualifier la peur si aisément.

J'avais visiblement attisée sa curiosité. Du moins, je le croyais car malgré l'attention qu'il me portait à présent, son regards restait toujours vide et impénétrable.

-Ou alors, il faut l'avoir déjà ressentie pour la qualifiée.

Je sentais mon pouls s'accélérer considérablement, mes mains étaient moites et de la sueur froide glissée le long de ma colonne vertébrale. A défaut de lui expliquer, je pouvais toujours lui montrer. Hésitant et les bras toujours en l'air afin qu'il comprenne que je ne l'attaquerais pas, j'avançais lentement et lorsque je fus à deux mètres de lui, je repris, la voix tremblante :

-D'abord, le coeur s'accélère et le sang se mets à battre dans les tempes. Je posa en même temps la main sur mon coeur. Le souffle devient plus rapide, plus discontinu et les palpitations cardiaques s'élargissent à tous le corps. Il fait alors chaud, bien trop chaud alors qu'on se met à claquer des dents sans pouvoir le contrôler. Les poils se dressent et des frissons parcourent le corps des pieds à la tête. Lorsque le tout est trop intense à gérer, le cerveau créait des larmes pour évacuer le trop plein d'adrénaline.

Je restais un instant silencieux. Il m'avait écouter sans rien dire mais son expression facial n'avait pas changer pour autant. Je déglutis difficilement et repris d'une voix plus basse :

-La peur est une émotion. Les émotions sont faites pour être vécue et ressentie et non pas décrites.

Avais-je été convaincant ? Les secondes qui suivirent sa réponse me parurent bien trop longue. Je restais face à lui, sans bouger, essayant de ne pas ciller devant son regard déstabilisant, conscient que je venais peut-être de causer soit des heures de tortures, soit tout simplement ma mort.

*

[ HRP : Oilàààà ceci est la fin d'Andréas :PJe crois que Mas va pas du tout aimer qu'on lui fasse la classe comme si c'était un gosse et en plus... Voilà la description quoi Razz]
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MessageSujet: Re: Cocktail du jour? Bloody Andy. En plus de ça, il est gratuit. || ANDRÉAS&MASAO Mer 17 Juil - 13:52

Mon regard s’était arrêté sur l’homme qui convulsait à mes pieds et, alors que je l’observais en silence, tentant d’apercevoir cette lueur si particulière dans son regard, j’entendis la voix du second homme présent en ces lieux avec nous. J’avais levé les yeux vers lui sans un sourire, sans une once de colère. Il n’avait pas piqué ma curiosité, il m’énervait juste de plus en plus. Me montrer ce qu’était la peur, à moi qui ne l’avais jamais ressentie ? Idée utopique sans aucun doute, peut-être pensait-il réellement que cela allait porter ses fruits ? J’avais déjà tenté d’avoir peur, tenté toutes les choses en mon pouvoir pour réussir à ressentir ce sentiment que tant qualifiaient d’horrible… d’autres l’appréciaient énormément en revanche, mais je ne comprenais pas non plus ce qu’était une chose appréciable, étant tout simplement incapable de ressentit quoi que ça soit à ce niveau. Je m’étais donc arrêté sur lui, ma baguette toujours pointée sur cet homme qui agonisait sous mon sortilège et j’avais laissé le silence s’installer après !s qu’il eu terminé de parler.

« Je sais parfaitement ce qu’est la peur. Je sais également que vous avez peur en cet instant, à en juger par tous ces symptômes que vous avez évoqué…. Merci pour ce magnifique cours de physiologie… Seulement vous ne répondez pas à ma question… »

À cet instant, j’entendis l’homme que j’avais torturé quelques secondes plus tôt qui recommençait à gémir et, d’un geste, je pointai ma baguette vers lui pour prononcer un nouveau sortilège qui, cette fois, lui serait fatal.

« Avada Kedavra. »

Je levai alors ma baguette, la pointant dans la direction du barman qui venait de m’adresser une explication aussi complète qu’inintéressante à mes yeux. L’observation était un domaine dans lequel j’étais assez doué. Je passais mon temps à regarder les gens passer, à tenter de comprendre leurs agissements et les choses qu’ils faisaient, mais c’était à cette étape précise que j’échouais. Pour cette raison, je savais précisément ce qu’était la peur, de même que les conséquences qu’elle avait sur le corps de mes sujets, car j’avais de nombreuses fois vu des gens fondre en larmes devant moi, incapable de m’expliquer les raisons exactes qui faisaient naître la peur dans le cœur des hommes. Dans d’autres cas, je ne pouvais tout simplement pas les croire et les accusait de mentir…

Une chose était sûr, je n’avais pas apprécié la manière dont cet homme s’était moqué de moi à l’instant en m’adressant la parole comme s’il allait m’apprendre quelque chose de nouveau alors que, en réalité, il n’en était rien. Je l’avais donc regardé pendant quelques secondes, ma baguette pointée vers lui, sans lui adresser un seul mot. Je cherchais dans ses yeux cette lueur que j’avais pu voir dans le regard de ce mage noir, un peu plus tôt dans la soirée, qui désormais gisait sur le sol, son regard vitreux et vide à son tour… L’étincelle de vie l’avait bel et bien quitté au moment où j’avais prononcé les mots fatals, mais je n’en ressentais ni plaisir, ni honte…. Il n’avait simplement pas pu me répondre, et cela m’avait mis en colère…

Au bout de quelques secondes de silence, j’avais à nouveau ouvert la bouche pour prononcer un simple mot « Endoloris. »

« Je ne cherche pas à savoir ce qu’est la peur… Je me demande simplement pour quelles raisons les hommes la ressentent... »

[HJ - c'est très court et peu constructif, désolé. Peux-tu par contre éviter le Power Gaming, s'il te plait? c'est assez gênant lorsqu'il s'agit de répondre par la suite]
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MessageSujet: Re: Cocktail du jour? Bloody Andy. En plus de ça, il est gratuit. || ANDRÉAS&MASAO Lun 22 Juil - 9:03

J'étais à peu près certain de ne pas l'avoir convaincu. Il restait toujours impassible malgré mes efforts et je savais que j'étais vraiment dans une situation dangereuse à présent. Il avait éliminer l'homme dans la pièce avec une facilité et une indifférence déconcertante. Nous étions à présent seul et j'étais passé officiellement comme sujet d'expérience numéro un. Inutile de tenter la fuite, c'était perdu d'avance. Il ne me restait plus beaucoup de solutions, attendre et payer le prix de ma curiosité maladive. Je restais immobile, la peur me tiraillant les entrailles. Ma lèvre inférieure trembla et je n'eu pas le temps de réagir lorsque sa baguette se pointa sur moi, lançant le sort qui me terrorisait.

J'eus alors l'impression que mes entrailles se déchiraient dans mon corps et que des milliers de dents me dévorer la peau. Je tombais à genoux, les mains sur le ventre, retenant à grande peine des cris de douleurs. C'était insupportable, pire que toutes les tortures moldues réunies je crois. Même si je l'avais voulus, je n'aurais pas pu parler. Le souffle me manquait et je finis par tomber en arrière, poussant un cri de douleur alors que mon dos se cambrais brutalement sous la torture. J'entendis sa voix me parvenir de loin. Savoir pourquoi nous ressentions de la peur ? Étais-ce possible de s'être débarrasser de toute humanité au point de ne même plus comprendre pourquoi nous ressentons les choses ?

Lorsque le sort cessa, je restais allongé sur le sol, toussant brutalement en essayant de reprendre mon souffle. Mon corps entier était endoloris et j'avais l'impression que tous mes membres étaient endormis. Merlin m'en était témoin, c'est la dernière fois que j'irais provoquer volontairement un mage noire. Plus question de la jouait pacifique maintenant. J'attrapais ma baguette dans la poche arrière de mon jeans et me redressa d'un bond, la pointant sur lui. J'aurais peut-être du jouer la carte de la sûreté et tenter de m'en sortir mais pour le coup, j'étais mal partis, alors quitte à mourir, j'aimerais autant que ce ne soit pas comme un couard.

-Si tu l'avais demander à ta mère au lieu de t'amuser avec ta baguette, tu le saurais peut-être ! Criais-je, la colère prenant légèrement le dessus sur la peur.

C'était risqué. Très risqué même. Mais j'étais une tête brûlée et il n'était pas question que je laisse un maniaque me transformer en animal apeuré, suppliant pour sa vie. Je ne jetterais pas de sort impardonnable parce que dans le fond, c'était bien simple comme moyen de défense. C'était à la portée de n'importe qui et je ne me rabaisserais pas au  niveau de ces mages noirs qui pensent qu'en torturant et tuant ils gagneront le respect des autres. C'était trop simple de faire régner la peur et la terreur, beaucoup moins d'être respecté et admiré.

-A présent, si je t'ennuis, tu n'as qu'à me tuer. C'est facile n'est-ce pas ? C'est tous ce que tu sais faire dans le fond alors pourquoi faire autrement ? Un de plus, un de moins, quelle différence ?

Quitte à provoquer, autant y aller jusqu'au bout. Je lâchais ma baguette et écartais les bras, prêt - si l'on peut dire du moins - à recevoir un nouveau Doloris, voir un Avada Kedavra.

-Voilà. Tu n'as qu'un mot à dire ! Je suis désarmé, seul et je n'ai pas l'intention de fuir. Si j'ai un peu de chance je resterais en vie jusqu'à ce que tu sois lassé de ton sujet d'expérience, et après ? Combien iras-tu en tuer pour avoir tes réponses ? Tu n'en auras jamais, et tu le sais je pense. Au fond de toi, ça fait quoi de te dire que tu n'es pas comme les autres ? Que tu n'es même presque plus humain...?

Pour le coup, s'il ne me tuait pas, c'est que j'avais réellement une bonne étoile.

*

[ HJ : J'avoue que je ne savais pas vraiment comment agir, alors j'ai choisis l'option rentre dans le lard mdr. J'ai essayer de ne pas faire bouger Masao, j'espère que ça ira :/ ]

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MessageSujet: Re: Cocktail du jour? Bloody Andy. En plus de ça, il est gratuit. || ANDRÉAS&MASAO Mar 30 Juil - 15:11

Mes yeux éteints restaient braqués sur le visage déformé par la douleurde l’homme auquel je venais de lancer un Doloris. Aucun sourire ne vint poindre sur mon visage tandis que durait son agonie, car il ne s’agissait là que d’une punition, un moyen de lui faire comprendre qu’il était mauvais de se mêler des affaires d’autrui. Ma colère, à cause de lui, avait refait surface et, par ses paroles, j’en étais venu à le torturer à son tour. Il avait parfaitement mérité ce châtiment corporel.

Lorsque je mis enfin un terme au sortilège que j’avais lancé, je le regardai se lever et pointer à son tour sa baguette sur moi. Je le fixai sans ciller. J’avais rarement vu une personne se redresser aussi rapidement d’un Doloris. Je ne souriais cependant pas. Ce misérable insecte avait visiblement décidé d’utiliser les mots pour me convaincre. Quelque part, il m’intéressait légèrement, peut-être grâce à cette manie de tenir tête à quelqu’un. Pourtant, il avait peur, je le voyais… Une fois de plus, le mystère s’épaississait… La peur n’était-elle pourtant pas la cause d’une fuite ? Je comprenais toujours moins.

Dans tous les cas, parler de ma mère ne me faisait rien. Peut-être espérait-il m’énerver ou me vexer ? Ma mère était une femme comme une autre à mes yeux, la dimension familiale m’échappait depuis longtemps et, pour cette raison, j’avais descendu mon père avec une froideur incroyable lorsque l’on m’en avait donné l’ordre, à ma sortie d’Azkaban. Sa manœuvre était vaine avec moi. Je remarquai cependant qu’un autre sentiment avait, chez lui, pris la place de la peur.

« Tu ne comprends vraiment rien. » Avais-je répondu froidement lorsque le barman m’avait annoncé que je ne savais que tuer.

Je le vis lâcher sa baguette. Je ne prononçai pas un mot pendant quelques secondes, laissant un silence assez lourd s’installer, observant le morceau de bois qui gisait sur le sol. Je repris la parole d’une manière assez soudaine.

« Sectusempra. »Dis-je en pointant ma baguette à hauteur des jambes du Barman.

Je l’observai en souriant avant de m’approcher de la baguette qu’il avait laissée tomber, la lançant un peu plus loin. Je restai finalement à une bonne distance de lui et, cherchant à voir son visage, je lui adressai la parole à nouveau.

« Te tuer sur le champ ne m’aiderait pas non plus, imbécile. D’autant plus que tu viens de me démontrer que la peur, contrairement à mes pensées, ne provoque pas uniquement la fuite des hommes, mais également de la colère. Vous aboyez… Mais lorsqu’il s’agit de mordre vous n’êtes que des lâches qui se réfugient vers des paroles. Malheureusement pour toi, je ne suis pas du genre à me préoccuper des mots lorsque les discours sont inutiles et ne m’apportent rien que je ne sache déjà.»

Je m’étais finalement redressé. Pointant à nouveau ma baguette vers lui, plus précisément vers le bras qu’il avait utilisé pour saisir sa baguette quelques minutes plus tôt et, sans ciller, j’avais lancé un nouveau Sectumsempra vers celui-ci. N’était-il pas plus difficile de se servir de son outil une fois que notre chair se retrouve profondément blessée ?

[HJ= c'est nul x_x]
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MessageSujet: Re: Cocktail du jour? Bloody Andy. En plus de ça, il est gratuit. || ANDRÉAS&MASAO Mar 3 Sep - 7:08

Masao était un dur à cuir. Aucun doute la dessus et je regrettais amèrement de lui avoir maintenant tenu tête, surtout que mes efforts ce sont révélés vain puisqu'il avait tuer l'homme que j'étais venu sauver. Nul doute que j'étais la tête brûlée la plus stupide de Londres ! Il me rétorqua que je ne comprenais rien à ce qu'il voulait et leva à nouveau sa baguette pour me torturer à nouveau. Il m'avait séparé de ma baguette et lorsque le sort frappa mes jambes de pleins fouets je fis un effort surhumain pour ne pas hurler de douleur. Je sentais des dizaines de lame invisible m'ouvrir la chair jusqu'au sang. Perdant mon équilibre je tombais à genoux devant lui, le visage grimaçant de douleur alors que je tentais du mieux que je pouvais de stopper le saignement de mes cuisses avec mes mains. Il était bien déterminé à avoir sa réponse et je doutais de plus en plus de pouvoir la lui fournir. Mon sang quittait mon corps à une vitesse affolante et bientôt je tombais à la renverse, les jambes engourdies, le souffle court et erratique. Allait-il me tuer de sang-froid ?

-Ce n'est pas... Comme ça que tu... Auras tes réponses. Balbutiais-je en gémissant de douleur.

Il se redressa et je vis avec horreur sa baguette se pointait sur mon bras droit. Bras avec lequel j'avais tenter de l'attaquer. Le sort atteins mon membre sans que je n'ai le temps de faire le moindre geste pour l'en empêcher. Une nouvelle douleur lancinante traversa mon bras du bout des doigts jusqu'à l'épaule et je me cambra avec force en sentant le froid glacial des lames transpercées ma peau toujours plus profondément. Alors il me prenait pour un lâche? Réellement ? Je rassemblais le peu de force qui me rester et avec un grognement de rage je lui envoya mon point gauche dans la mâchoire. Le sort cessa et je me redressa aussi vite que possible afin de lui faire face. Qu'il me torture ! Après tout, je n'avais plus grand chose à perdre au point où j'en étais.

-Va te faire foutre ! Crachais-je méchamment. J'ai essayé... j'ai tenté de t'aider, pourquoi ? Es-tu donc si cruel ?

Je rampais vers lui, traînant mes jambes blessées et endoloris derrière moi. Mon bras droit plaquait contre mon torse. Je sentais encore mon liquide vitale sortir de mes plaies à une allure folle. Je ne tarderais pas à m'évanouir si je n'étais pas rapidement soigner et une fois inconscient devant lui, qui sait ce qu'il pourrait bien me faire?

-Masao... Laisse moi t'apprendre...

C'était une supplication presque silencieuse alors que mon corps s'effondrait sur le sol, à bout de force. Je peinais à garder les yeux ouverts et mes lèvres tremblaient toutes seules faisant claquées mes dents entre elles.

-Laisse moi te montrer...

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Cocktail du jour? Bloody Andy. En plus de ça, il est gratuit. || ANDRÉAS&MASAO Mer 4 Sep - 14:21

La lâcheté des hommes m’avaient toujours porté à réfléchir à la raison de leur existence. En tout temps, les humains s’étaient réfugiés devant d’autres ou avaient usés d’armes dont ils ne se servaient que dans le dos des autres. N’était-ce pas idiot ? N’était-ce pas stupide ?  Quelque chose leur avait-il été expliqué ? Une règle selon laquelle ils n’auraient pas pu faire preuve de courage et se dresser fièrement face à l’ennemi au lieu de se cacher derrière les canons ? Les questions jamais ne cessaient lorsqu’elles germaient en mon esprit ; j’étais piégé dans mon monde intérieur, un univers dérangé dans lequel personne ne pouvait entrer, dans lequel personne n’aurait souhaité entrer… Cependant, cet homme avait le cran de se dresser contre moi ; il osait prétendre pouvoir me donner des réponses à ces interrogations qui aujourd’hui encore me torturaient… Qui était-il pour oser agir de la sorte ? Je ne pouvais que le punir, chose que j’avais faite sans me préoccuper de la douleur qu’il ressentait.

Mes yeux se posèrent sur la victime de ma colère qui désormais  était tombée la renverse devant moi. Plus d’un mage noir aurait été heureux de voir la scène, mais ce ne fut pas mon cas. Je n’étais ni bouleversé, ni pris le remord ; je n’avais même pas l’impression d’avoir fait un geste contraire à la bonne morale… C’était l’une des différences que j’avais avec bon nombre des mangemorts ; je ne tuais pas pour le seul plaisir de voir la vie s’enfuir d’un corps ; je ne tuais pas pour rendre les gens malheureux, ni même pour l’argent… Je tuais parce que l’on m’avait promis des réponses, des réponses aux questions qui me torturaient l’esprit depuis désormais des années.

J’observai cet homme durant quelques secondes, espérant son silence, lorsque j’eus sectionné son bras comme je l’avais fait pour ses jambes. Lorsqu’il se remit à bouger, tout se déroula en un instant : son point atteignit ma joue, ma tête pivotant légèrement à cause de la force de cet homme qui, bien qu’il fût gravement blessé, n’était pas pour autant aux abonnés absents. Mon regard se posa sur lui, lorsqu’il m’eut lancé quelques paroles. Mon expression ne changea guère : ce furent toujours les mêmes yeux vides qui croisèrent son regard.

Je ne cillai pas lorsqu’il s’approcha de moi en rampant. Ce comportement de ver me parut un instant courageux, mais cet homme ne pouvait qu’être lâche, comme tous les autres de son espèce… de notre espèce, bien que je ne fusse plus un homme aux yeux de nombre d’entre eux.  Je le toisai en silence tandis qu’il s’approchait de moi, son sang se répandant, rouge et luisant, sur le sol des toilettes. Personne dans la salle qui côtoyait ces lieux ne semblait avoir entendu ce qu’il s’y passait, bien que nous fassions beaucoup de bruit depuis quelques instants. Sans doute étaient-ils trop lâches pour s’interposer entre un mage noir et le barman de cet établissement où ils venaient pourtant fréquemment… L’être humain me faisait pitié ; il était si peureux, si lâche… et il se prétendait supérieur aux bêtes qu’il élevait.

« Tu n’as rien à m’apprendre, tu as déjà essayé. » Dis-je en serrant ma baguette dans le creux de ma main.

Je la pointai vers lui tandis qu’il formulait une nouvelle phrase. Je ne savais pas ce qu’il comptait me montrer, ni même ce qu’il avait en tête, mais j’allais attendre et écouter sa proposition, bien que je sois convaincu qu’il ne pourrait rien m’apprendre que je ne savais déjà.  Je tournai cependant la tête lorsqu'un bruit me vint de l’extérieur de la pièce. Je me décalai en direction de la porte et, voyant un homme courir au loin, je braquai ma baguette vers lui avant de prononcer quelques paroles de ma voix froide.

«Avada Kedavra. » Dis-je.

L’homme s’écroula après qu’un éclair vert ait jailli du bout de la baguette que je tenais à bout de bras. D’autres personnes dans la salle s’en aperçurent et  l’un d’entre eux se glissa à mon insu derrière moi tandis que certains regardaient, tétanisés, le corps du client étendu là.

« Ce lâche n’a eu que ce qu’il méritait. » Annonçai-je sans que l’un de ces sorciers ait le courage de se dresser contre moi.

Les mages noires devaient sans doute se respecter, car la mort de celui-ci semblait avoir touché les autres personnes présentes plus que de raison. Moi, je ne fus jamais attaché à personne, alors sa mort ne me faisait ni chaud ni froid. Je restai là quelques secondes à observer cette bande de lâches qui se prétendaient sorcier, ayant envie de défouler la colère qui bouillonnait en moi à cause de cet homme qui avait osé essayer de me raisonner… Ma baguette était prête dans ma manche, je n’avais pas peur de les attaquer, même si le faire risquait de me mener directement à la morgue… Cela m’importait peu en cet instant ; c’était là toute l’horreur d’être moi, c’était marcher sur un chemin rectiligne,  pourchassant des réponses qui ne nous seraient peut-être jamais données.
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MessageSujet: Re: Cocktail du jour? Bloody Andy. En plus de ça, il est gratuit. || ANDRÉAS&MASAO Jeu 5 Sep - 7:41

Je peinais à garder les yeux ouverts et mes membres me faisaient souffrir de plus en plus. Il ne faudrait pas plus de quelques minutes supplémentaires pour sombrer dans l'inconscient et peut-être ne plus jamais me réveiller. J'avais jouer, j'avais perdu. Masao était trop fort pour moi et j'en payais chèrement les conséquences. Je l'entendis bouger autour de moi, il se dirigeait vers la porte où il tua de sang-froid un nouvel inconnu qui tenta de fuir du bar. Je tentais de parler mais mes mots s'éteignirent dans ma bouche et je fus pris d'une violente quinte de toux. Un goût métallique envahis ma bouche, celui du sang. Une longue traînée de liquide rougeâtre s'échappa de mes lèvres et glissa sur ma joue. Allais-je mourir ainsi ? Je me rendis compte que ce n'était pas ma principale préoccupation et que la situation dans laquelle s'était fourré Masao m'inquiétait bien plus que mon état. Je murmurais son prénom dans une litanie sans fin, tentant de le raisonné à nouveau. Une voix féminine me tira de mon délire et je tombais dans deux prunelles chocolat qui me regardaient avec inquiétude. La jeune femme sortir sa baguette et se mit à psalmodier des formules en latin. Le Sectumsempra était un sort redoutable et redouté de tous car bien peu connaissait la formule qui soignait les plaies béantes qu'il laissait sur le corps. Il était pourtant de plus en plus utilisé par les mages noires. J'avais de la chance dans mon malheur d'être tomber sur quelqu'un qui semblait s'y connaître en sort de guérison.

Des picotements s'insinuèrent partout dans mon corps alors que les plaies se refermaient lentement. Petit à petit je repris mes esprits et la pièce se fit plus nette autour de moi. La jeune femme qui me soignait été brune et la panique trahissait son regard alors qu'elle jetait des coups d'oeil furtifs vers mon agresseur. Elle se leva et me tendit un morceau de tissu afin que j’essuie le sang séché sur mon visage. Je ne devais pas avoir fière allure ainsi, mais ce n'était pas le moment de s'en soucier et encore moins de jouer les séducteurs. Masao avait besoin d'aide, même s'il le nierait sûrement. Lorsque je retrouva la mobilité de mes membres je rampa sur le sol afin de récupérer ma baguette. Ce n'était pas le moment de flancher et de prendre mes jambes à mon cou. Le patron du bar était absent et par conséquent j'étais le seul à pouvoir intervenir sur les clients de l'établissement et même au delà de ça, c'était mon devoir.

-Masao...

Je me relevais avec peine en tenant mon bras encore endoloris et m'avança vers la porte à mon tour. les clients qui fréquentaient ce bar n'était pas des plus fréquentables et même si Masao était un tueur redoutable il ne ferait sans doute pas le poids face à une dizaine de mages noirs en colère. Un brouhaha s'éleva dans la pièce voisine et me fit tourner la tête. Nul doute que j'avais besoin de repos après tout ça mais pas maintenant.

-Allez sors de là ! Grogna un client en colère.
-On va te faire ta fête ! Répliqua un deuxième avec un rire gras et mauvais.

La tension montait de plus en plus à mesure que les minutes s'écoulaient. Il n'y avait pas trente six solutions, je devais m'interposer et m'assurer que Masao puisse sortir sans être blessé. Je serrais ma baguette dans la paume de ma main, prêt à me défendre.

-Marre d'attendre, je vais la faire sauter moi cette porte !

C'était le moment d'agir. Un éclair lumineux éclaira la pièce alors que la porte qui nous séparer du bar éclata en morceau. En voyant qu'un nouvel éclair, de couleur verte cette fois-ci, s'apprêtait à nous toucher de plein fouet je me jeta devant Masao et d'un coup d'épaule le poussa plus loin avant de crier :

-Protego !

Le sortilège ricocha et termina sa route sur le lavabo, faisant exploser les robinets. Je constata les dégâts et lança un regard noir à mon client.

-Ca va me coûter les yeux de la tête de faire remplacer ça. Grognais-je mécontent. Expelliarmus !

La baguette de l'homme lui échappa des mains et vint se loger dans la mienne. Prêt à combattre à nouveau, je pointais mon arme sur l'homme qui fronçais les sourcils, mécontent de la tournure que prenait les choses.

-Ca suffit maintenant ! Et si tu tiens à ta vie et à celle de tes petits camarades de jeux tu ferais bien de déguerpir d'ici avant que ça ne finisse en bain de sang, compris ?!

Je connaissais l'homme qui me faisait face. C'était un habitué, lui et toute sa clique de mage noire trouillard et sans courage. Ma respiration sifflait dans mes oreilles et je perdis un moment l'équilibre alors que la douleur de mes jambes se réveillait doucement. Il était peut-être stupide mais pas téméraire et après un grognement désapprobateur il fit volte-face et sortit des sanitaires. Je tournais à présent mon regard vers Masao et me posta devant la jeune femme qui m'avait aider afin de la protéger si le besoin s'en faisait sentir. La main tremblante je pointa ma baguette vers lui sachant très bien qu'elle serait l'issu du combat, si combat il y avait.
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MessageSujet: Re: Cocktail du jour? Bloody Andy. En plus de ça, il est gratuit. || ANDRÉAS&MASAO Jeu 5 Sep - 14:01

Mesurais-je réellement les risques que je prenais en me tenant ainsi, ouvert au combat, face à ces mages noirs qui n'auraient sans doute rien demandé d'autre que la vengeance de leur ami et l'occasion de faire preuve de leur pouvoir? Cette question serait à poser à mon cadavre si je ressortais vivant de ce combat que je pouvais déclencher d'une seconde à l'autre, en attaquant l'un des sorciers présents. Parmi ces personnes, toutes devaient être venues pour trouver la tranquillité autour d'un verre, non pas pour mourir tué par ma baguette, alors il était inutile de se questionner sur la réaction qu'ils risquaient d'avoir si j'osai lancer le moindre sortilège à l'un d'entre eux. Malheureusement, je n'étais pas en mesure de comprendre la gravité de mes gestes et pour ce qui était des risques, ils m'importaient bien peu... Ma colère avait pris le dessus sur le reste en cet instant.

Alors que je m'apprêtais à lancer un sortilège sur le sorcier le plus proche de moi, une voix attira mon attention. Cet homme vivait encore à l'heure qu'il était? Ne s'était-il pas encore vidé de son sang à cause de ses blessures? Mes pensées se tournèrent vers ce barman qui semblait bien plus téméraire que je l'aurais cru... J'écoutai à nouveau les paroles des mages qui espéraient sans doute me faire ma fête lorsque je serais réellement à leur portée; mon visage aussi lisse que du marbre ne changea pas d'un trait: je n'étais pas effrayé par leurs paroles, j'étais trop confiant, comme d'habitude... L'absence de peur était un défaut que je ne pouvais comprendre... J'avais toujours été ainsi, incapable de craindre une situation, incapable de prendre les décisions qui auraient du me sauver la vie; celle-ci terminerait sans doute sur un drame, je ne pourrais jamais mourir de vieillesse, c'était un fait certain.

Deux éclairs s’enchaînèrent suite à la dernière menace ; un blanc, puis un vert. Le premier fit voler la porte en éclat, le deuxième ne me fit pas ciller … néanmoins, j’atterris un peu plus loin, poussé par le barman qui semblait remis de ses blessures. Je cherchai à récupérer ma baguette que j’avais lâchée lorsque j’avais été poussé et, pendant ce temps, je ne prêtai pas attention à cet homme qui parlait aux mages présents en leur demandant de déguerpir. Je me redressai finalement, dirigeant ma baguette vers le barman qui avait repris sa baguette et la pointais vers moi d’un air résolu. Je restai droit, le bras tendu vers lui, mon regard passant de cet homme à la jeune femme qui se trouvait derrière lui. Je laissai le silence régner quelques secondes avant de parler soudainement.

« Pourquoi ? » Demandai-je d’une voix plate.

Cette question ne fut pas des plus complètes, je ne le savais que trop bien, mais selon moi elle était suffisante à comprendre ce que je voulais demander. Pourquoi avait-il décidé de me protéger alors que les autres m'attaquaient et que je l'avais laissé pour mort quelques temps plus tôt? Cet homme était incompréhensible... J'en vins même à me demander s'il ne manquait pas de logique... Avant qu'il ait l'occasion de répondre, je repris ma question, la complétant malgré tout.

« Pourquoi as-tu fait ça ? »Questionnai-je sans ciller.

Très vite, l'interrogation avait pris le pas sur la colère que je ressentais. Je n'étais que question et, alors que cet homme semblait prêt à défendre la jeune femme qui se trouvait derrière elle, je réfléchissais encore, tenant ma baguette braquée sur cet homme dans l’attente d’une réponse. J’ignorais s’il serait capable de me donner une réponse dont j’ignorais la nature… je savais simplement que cette question s’était ajoutée aux autres ; ce sentiment d’incompréhension continuait de me ronger… La douleur n’apparaissait peut-être pas chez moi, mais je souffrais intérieurement…

[hj=c'est nul, désolé]
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MessageSujet: Re: Cocktail du jour? Bloody Andy. En plus de ça, il est gratuit. || ANDRÉAS&MASAO Jeu 5 Sep - 16:55

Je me pressais contre le corps de la jeune femme derrière moi, tentant de la rassurer du mieux que je pouvais. Chose qui s'avérait être problématique car je n'étais pas moi-même très confiant face à la situation. Masao était face à moi le bras tendu et statique, prêt à me lancer l'Impardonnable qui me ferait fermer les yeux à jamais. Pourtant il n'en fit rien et garda cette position un très long moment avant qu'un mot franchisse la barrière de ses lèvres : "pourquoi?"

Pourquoi fallait-il toujours une raison aux choses ? Et puis, pourquoi quoi d'ailleurs ? Il répondit bien vite à mes interrogations en appuyant sa question; Pourquoi l'avais-je sauver ? Je me le demandais moi-même puisqu'il m'avait laisser pour mort quelques minutes auparavant. J'aurais pu laisser les mages dehors lui régler son compte et j'avais la garantie d'en ressortir indemne. Mais au lieu de cela je m'étais jeter dans la gueule du loup la tête la première. J'étais à sa merci à présent et au delà de ça, la femme derrière moi était en danger par ma faute. Je tentais de réfléchir le plus vite possible à la réponse que j'allais lui donner. Depuis son entré dans le bar il m'avait chamboulé. Il semblait si... Si fragile d'apparences et pourtant si froid d'aspect. Il était le diable incarné dans un corps d'ange et pourtant il m'attirait indéniablement. S'il se posait des questions, je m'en posais tout autant sur lui, sur sa personne, sur sa vie... Comment pouvait-on en arriver à devenir ce qu'il était ? Une marionnette vide de sentiments et d'émotions, uniquement animé par la colère, dont on avait couper les fils et qui se retrouver à présent seule, lâchée dans la nature.

Mes jambes me faisaient encore souffrir et je peinais à rester debout. Il ne manquerait plus que je signe moi-même ma mise à mort en me prosternant pour lui donner ma bénédiction. Je tentais de capter son regard. Il semblait tout aussi vide qu'à son arrivée mais je n'avais plus peur à présent. J'étais intrigué, impressionné quelque part et même si je savais que d'un geste il pourrait me tuer, je ne voulais pas me résoudre à le voir mourir sous mes yeux sans rien faire. En jetant un coup d'oeil à côté de lui je constata que la plupart des clients étaient retournés à leurs occupations et moi j'avais deux cadavres sur les bras. Comment allais-je encore expliquer ça au boss?

Mais ce n'était pas là le plus urgent. Pour l'instant je devais surtout me concentrer et répondre à la question de Masao. Dans un geste lent et calculé je baissais le bras qui tenait ma baguette, un geste trop brusque aurait pu lui laisser croire que j'allais l'attaquer. Et je n'en avais pas l'intention. Finalement je la laissais tomber sur le sol pour la deuxième fois ce soir.

-Ta mort ne me servirait à rien. Dis-je simplement en me rappelant qu'il m'avait dit la même choses plus tôt dans la soirée.

Je ne voulais cependant pas qu'il croit que je le provoquais, aussi je repris assez rapidement la parole :

-Personne ne mérite de mourir, il y a bien d'autre façon d'obtenir gain de cause.

Allais-je sur le bon chemin ? C'était difficile à dire face à un homme plus froid que le marbre mais j'y étais déjà bien trop engagé pour faire demi-tour. Si je devais mourir, ça serait au moins de sa main, tant pis.

-Chaque chose à son antithèse dans le monde. Le noir, le blanc. La tristesse, la colère. La haine, l'amour. Tu as bien plus que la peur à découvrir...

J'avais laisser volontairement ma phrase en suspens. Que pouvais-je ajouter de plus ? Que ça m'aurait fait royalement chier qu'il meurt alors que je crevais d'envie de le connaître ? D'apprendre de lui, d'en savoir plus sur cet homme si paradoxal ? aussi loin que je m'en souvienne, je n'avais jamais été attirer à ce point envers quelqu'un du même sexe. Je ne peux pas dire que c'est de l'amour ou du désir. C'est simplement comme un aimant qui m'attire irrésistiblement vers lui. Mais je n'en connais pas la cause. Je repensais alors à la troisième personne dans la pièce et en me mordillant la lèvre je repris :

-Laisse la partir... S'il te plais. Fais ce que tu veux de moi, elle est innocente.
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MessageSujet: Re: Cocktail du jour? Bloody Andy. En plus de ça, il est gratuit. || ANDRÉAS&MASAO Jeu 5 Sep - 21:22

Je gardai ma baguette braquée vers le visage du barman pendant quelques bonnes secondes avant de lui poser consécutivement mes deux questions. Je voulais des réponses, maintenant, pas plus tard... Je voulais savoir pourquoi cet homme avait si étrangement décidé de m'aider alors que je l'avais mené aux portes de la mort quelques minutes plus tôt.

Un silence glacial nous entourait désormais... Il y avait toujours les deux cadavres au sol, cette femme qui nous jetait des regards furtifs de temps à autre, cachée derrière celui qui avait osé me défier et continuait de le faire... Il y avait également ces gens qui, dans la pièce à laquelle je tournais le dos depuis quelques temps, murmuraient des discours qui m'étaient inaudibles. Il y avait dans cette pièce une ambiance dont je ne percevais pas la lourdeur... Une atmosphère tendue que je ne ressentais pas car je n'étais pas du genre à me sentir oppressé lorsqu'il ne s'agissait pas de mes interrogations.

Au moment où j'étais sur le point de céder à ma colère une nouvelle fois, le barman tint un discours qui m'intrigua une nouvelle fois. Je me souvins avoir dit le même quelques minutes plus tôt, lorsqu'il m'avait provoqué... Néanmoins, je ne percevais pas ce qu'il tentait de me dire en utilisant mes mots... Tout était brouillé dans ma tête, trop de choses s'entassaient et s'entremêlaient, m'empêchant de raisonner logiquement. La colère que j'avais précédemment ressentie m'empêchait d'être totalement lucide... Comme s'il avait perçu mon interrogation, le barman avait repris la parole. Ses mots me firent réagir et, presque aussitôt, je lui répondis d'une voix toujours à nouveau froide et calme.

« Mais tout le monde meurt quand même un jour, non ? » Demandai-je.

Cette réponse n’avait rien d’une invention ; ce n’était que l’aboutissement de mes observations. Pour moi, la mort n’était que la fin logique d’un homme. Lorsqu’il m’arrivait d’ôter la vie à quelqu’un, je ne me posais pas de questions sur les raisons qui auraient du me pousser à le laisser en vie : je l’avais tué, rien de plus. C’était ainsi que je travaillais lorsque les mangemorts me le demandaient… J’étais certes l’un d’entre eux, mais il était difficile de dire si j’étais devenu comme eux pour les mêmes raisons… Étais-je un mangemort dans l’âme ou n’étais-je qu’un pauvre garçon mentalement perturbé ?  La réponse était triste, mais rapidement trouvée quand on y réfléchissait… Quand on voyait à quel point les introspections que je menais étaient difficiles à supporter pour moi. Tout ce que je pouvais faire, c’était souffrir sans en avoir conscience, faire le mal autour de moi car j’étais incapable de comprendre cette nuance… J’étais incapable de connaître toutes les choses que ces gens trouvaient agréables… Le plaisir et le bonheur n’étaient pas dans mes cordes.

« Je ne comprends pas. » Avais-je répondu, baissant légèrement le bras que j’avais tendu depuis quelques secondes.

J’aurais aimé que l’on m’explique les choses et leurs raisons d’être… étant incapable de ressentir des sentiments réels, j’avais toujours tenté de connaître la peur, de la comprendre, de l’apprivoiser… Ce genre de chose n’étaient pourtant pas arrivées… Pourtant, je continuais d’essayer. Qu’avaient fait mes parents pour que je tourne de cette manière ? Sans doute avaient-ils été trop peu présents au moment de ma croissance, peut-être avaient-ils fait de mauvais choix, m’avaient-ils poussé sur une mauvaise route… Dans tous les cas, quand j’avais transpercé cette grenouille, ce jour là, je ne l’avais pas fait par plaisir, mais pour comprendre ce qu’il se passait en lui… J’avais perdu l’intérêt des choses… Cependant, aujourd’hui, ce barman avait attiré mon attention et, tout au fond, éveillait mon intérêt…

La raison de cet intérêt était peut-être simplement le comportement qu’il avait eu envers moi. Nombre des personnes que j’avais rencontrées plus tôt avaient fuit devant moi,  elles avaient refusé de me donner la moindre explication, de m’apporter la moindre aide et, au final, je les avais descendue pour ne pas avoir accepté de me venir en aide. La colère me poussait souvent au pire, de même que le désir et la frustration, mais je ne pouvais pas réellement m’en empêcher ; ce n’était pas comme si j’avais été doté d’un quelconque sens moral… On avait beau me réprimander quand j’étais enfant, je faisais toujours fi de tout…

Je clignai quelques fois des yeux, comme si cela avait pu m’aider à mieux réfléchir… Je ne cessai pas de regarder le barman, même après avoir baissé ma garde. Une nouvelle fois, ses paroles virent résonner à mes oreilles et mon regard, toujours vide, se posa sur la jeune femme dont il parlait, celle qui se cachait derrière lui depuis quelques minutes désormais.  Je ne prononçai pas un mot et fermai les yeux pour un moment ; je réfléchis à ce que cet homme m’avait dit et je finis par répondre.

« Explique-moi… » Dis-je simplement.

J’ouvris à nouveau les yeux et les posai sur la jeune femme qui se trouvait derrière le barman.

« Explique-moi et elle peut partir. »

N’avait-il pas parlé de m’apprendre ce qu’était la peur, un peu plus tôt ? Ma frustration de ne pas comprendre, d’ignorer une chose qui paraissait cruciale, semblait plus grande que jamais en cet instant… Je ne pensais que par logique, par raisonnement, alors comment aurais-je pu comprendre que la peur n’était pas un sentiment qui s’apprenait ? Je fermai les yeux pendant quelques secondes, regardant la baguette qui traînait sur le sol, me demandant pour quelle raison cet homme ne me craignait pas comme les autres… Était-il humain, comme ces lâches ?
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MessageSujet: Re: Cocktail du jour? Bloody Andy. En plus de ça, il est gratuit. || ANDRÉAS&MASAO Ven 6 Sep - 10:35

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Il avait baissé sa garde, laissant sa baguette glissée de ses doigts pour finir sa chute sur le carrelage ensanglanté des sanitaires. Ma raison me disait de profiter de ce moment d'inattention pour l'attaquer, pour le mettre hors d'état de nuire mais la petite voix au fond de ma tête me murmurait de tenter l'expérience. D'accepter la chance qu'il m'offrait de lui apprendre quelque chose. J'étais bien loin d'être celui qui pourrait lui apprendre l'amour, l'attachement, l'empathie et la compassion. Je ne faisais pas souvent de sentiment en ce qui concernait les relations amoureuses. J'étais du genre je vois, je veux, je prends et je jette; mais là, face à lui, en le voyant tellement... Perdu je me surpris à penser que je voulais lui montrer. Lui montrer ce que c'était de ressentir autre chose que de la colère pure et simple. Il me laissait une chance. Une chance de vivre, une chance de mourir... Je ne savais pas trop dans le fond. Tout ce que je savais c'est que j'étais face à un homme qui allait totalement chamboulé ma vie que je l'accepte ou non. Je cherchais son regard alors que je m'approchais de lui lentement afin qu'il ne se sente pas agresser.

La douleur lancinante de mes jambes augmentait à mesure que je prenais appuis sur elles mais je devais tenir bon. Si je m'écroulais par terre tous mes efforts auraient été vains. Il était plus grand que moi, juste un peu et je du lever la tête pour croiser son regard. J'aurais tant voulus y lire autre chose que de la froideur impassible mais il n'y avait rien. Rien de plus que la désolation d'un gosse piégeait dans un corps d'homme. Il était beau. Beau à en couper le souffle et plus je l'observais, plus je le trouvais magnifique. Il dégageait ce genre d'aura à laquelle personne ne pouvait être insensible. Il avait quelque chose de fragile en lui qui m'attirait irrévocablement. Je n'étais plus qu'à un mètre de lui. C'était la première fois depuis notre rencontre que nous étions si proche l'un de l'autre et je sentis mon coeur partir à un rythme fou. Un mélange de peur et d'excitation qui faisait battre mon sang contre mes tempes.

-Nous sommes tous nés pour mourir. La vraie question c'est de savoir ce que nous allons faire du temps qui nous est impartit avant de mourir. On ne choisit pas de vivre mais on choisit d'aimer. On choisit de haïr. On choisit d'être bon ou mauvais.

Je lâchais un souffle tremblant en plongeant mon regard azur dans ses prunelles noires. Plus rien autour de nous n'avait d'importance, je ne voyais que cet homme face à moi, avide d'en apprendre plus sur les sentiments humains. Nous étions proche, si proche que nos corps pouvaient se frôler au moindre mouvement.

-On choisit de ressentir les choses ou non... Et nous choisissons aussi comment les ressentir.

Que pouvais-je bien utiliser comme exemple ? Définir les sentiments humains étaient bien plus facile en pratique qu'en théorie mais comment réagirait-il si je posais les mains sur lui ? Aussi loin que je m'en souvienne je n'avais jamais été si hésitant à agir face à quelqu'un. Habituellement j'étais sûr de moi et un séducteur hors paire mais là... Étais-ce la peur de mourir qui parler ? Ou juste celle d'être rejetée ?

-On peut aimer violemment ou haïr en douceur. On peut désirer ardemment et vouloir avec violence...

J'avais considérablement baissé le ton de ma voix. Ce n'étais plus qu'un murmure alors que ma main se poser contre sa poitrine à l'endroit où son coeur battait. C'était un geste dangereux et peut-être un peu trop téméraire mais je crevais d'envie de le toucher. C'était là toute le paradoxe que je tentais de lui expliquer. Je bouillonnais d'envie de toucher son corps et pourtant mon toucher était doux et hésitant. La douceur, voilà la première chose qu'il devait apprendre... Plus rien ne nous séparer à présent, nous étions si proche que je pouvais sentir son souffle contre ma peau. Son corps était chaud contrastant agréablement avec son apparence froide et revêche.

-Tu peux obtenir les choses avec douceur aussi, il suffit que tu le veuilles...

Je levais la tête vers lui cherchant son regard. Je tremblais comme une feuille et pourtant je n'avais pas peur. Je n'avais plus peur depuis longtemps; j'étais impatient, nerveux, désireux. Je voulais plus tout en refusant d'agir. J'étais en proie à une guerre contre moi-même.

-Laisse ton corps agir. Ecoute ce qu'il te dit, sens ton coeur qui bat tranquillement contre ta cage thoracique et cesse juste pour un instant de te poser des questions. Fais ce que tu as envie de faire.

Je me hissais sur la pointe des pieds jusqu'à ce que mes lèvres caresses le lobe de son oreille lentement.

-Je n'ai pas peur Masao... Plus maintenant.

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MessageSujet: Re: Cocktail du jour? Bloody Andy. En plus de ça, il est gratuit. || ANDRÉAS&MASAO Ven 6 Sep - 18:16

Ma requête avait été simple et sans détour, j'avais demandé des explications, baissant totalement ma garde. Cet homme pouvait peut-être m'apporter des réponses si, comme il le disait, il était prêt à m'expliquer. Rare étaient les personnes qui ne fuyaient pas devant moi et acceptaient de m'expliquer des choses qui, pourtant, leur semblaient aberrantes lorsque je les leur demandais. Cet homme était étrange, peut-être même différent des autres personnes que j'avais pu rencontrer auparavant, mais il m'était difficile d'expliquer les raisons pour lesquelles il en était ainsi. Je l'avais épargné alors qu'un simple sort aurait pu me permettre de le faire disparaître... Sans doute était-ce parce que cet homme dont j'ignorais le nom avait réussi à éveiller mon intérêt.

Je le toisai tandis que celui-ci semblait chercher mon regard, le laissant m'approcher alors que je cherchais à comprendre les raisons de ses agissements précédents ou actuels. Je le laissai même m'atteindre, l'observant toujours attentivement, à la manière d'un scientifique qui constate les effets d'un traitement sur une souris de laboratoire... Mon regard n'avait pas changé, froid, vide, dénué de toute émotion, si ce n'était peut-être de l'incompréhension qui s'y était profondément installée. Ma baguette était toujours par terre et je n'avais fait aucun mouvement pour la ramasser, trop occupé à observer cet homme qui agissait d'une manière aussi peu habituelle envers moi. Les gens me fuyaient, me craignaient, cherchaient à m'abattre pour ne pas mourir eux-mêmes... mais lui je ne le comprenais pas: il ne semblait pas me craindre, il semblait même chercher à s'approcher de moi sans que j'en comprenne les raisons... C’était un peu comme si mes raisonnements logiques s’effondraient… Comme si je m’étais trompé, ce qui renforçait cette incompréhension et l’intérêt qu’il avait éveillé.

Le barman reprit la parole, me répétant ce que je lui avais dit un peu plus tôt. Pendant un moment, je me demandai s'il n'était pas un peu sourd, mais je compris bien vite qu'il ne comptait pas s'arrêter là dans son explication. Je lui prêtai un semblant d'attention tandis qu'il tentait de m'expliquer une chose dont je ne compris pas réellement la nature. Le temps imparti avant de mourir? Mais comment l'homme pouvait-il décider des choses à faire dans le temps qui précédait sa mort s'il ignorait tout du moment où celle-ci allait subvenir? Ma pensée, bien trop basée sur la logique et les choses concrètes, ne parvenait pas à saisir l'essence de son discours, aussi je fronçai légèrement les sourcils. Il était rare de me voir afficher une expression autre que la colère, mais la réflexion à laquelle je me livrais là était bien réelle... Et elle était également difficile car, bien que je réfléchisse et retourne le problème dans tous les sens, je ne parvenais pas à comprendre ce qu'il me disait...

Il y avait bien moins d'un mètre entre lui et moi, il pouvait m'approcher à tout moment et moi, sans ciller, je le regardai. Je laissai mon regard posé sur le sien sans cesser de réfléchir; c'était bien trop compliqué et je ne comprenais pas, alors cela me frustrait réellement... C'était un peu comme le supplice de Tantale... Je cherchais une réponse qui m'échappait à chaque fois que je paraissais en être proche; je voyais les choses disparaître et mes raisonnements s'effondrer sous le moindre souffle de vent... Pourquoi n'avais-je pas eu le choix? Pourquoi n'avais-je pas pu ressentir la même chose que les autres? J'étais différent et je cherchais à comprendre pourquoi, j'avais toujours été comme ça... Sans doute qu'après avoir cherché la peur, si j'avais un jour eu la chance de la trouver, j'aurais cherché un autre sentiment à comprendre et connaître? Cela était possible, mais les chances d'y parvenir un jour étaient minces...

Je commençai à me demander s'il comprenait que je ne parvenais pas à saisir ce qu'il me disait... Je n'avais pas fait de choix, je n'avais pas voulu être ainsi, alors pourquoi en étais-je arrivé là? J'étais incapable de trouver mes réponses et cet homme en faisait naître de nouvelles; cependant, je ne pouvais pas le tuer, ni même le toucher, simplement parce qu'il avait éveillé cet intérêt endormi depuis longtemps, cet intérêt qui aurait pu éviter la mort à nombre de mes victimes... Je continuai de l'écouter, à la manière d'un enfant qui écoute ses parents, à la différence qu'un enfant aurait eu cette étincelle d'émerveillement dans les yeux; dans les miens, régnait encore le néant... le vide et cette incompréhension profonde...

J'étais tellement plongé dans mes pensées que je l'avais laissé m'approcher sans même me rendre compte de sa proximité. Il avait posé sa main contre mon torse, mon regard se posant sur celle-ci comme si une réponse allait jaillir de ses doigts, mais rien ne se produisit. Il était proche de moi, une chose à laquelle je n'étais pas habitué sans l'avoir désiré, mais je ne parvenais pas à réagir comme il l'aurait sans doute fallu. J'avais vu de nombreuses personnes s'approcher autant, se serrer l'une contre l'autre, mais je n'avais jamais réellement compris les raisons qui les poussaient à agir ainsi. Ce qu'ils appelaient affection m'échappait... Au contraire du désir que je pouvais parfaitement ressentir, au plus grand malheur de certaines personnes... celles qui avaient croisée ma route au mauvais moment.

Il tremblait, je le sentais. Cependant, je n'avais pas cette impression étrange, celle qui me disait qu'il avait peur... S'il avait réellement été effrayé, sans doute n'aurait-il pas osé s'approcher de moi. Mon regard s'était fixé sur un point invisible, quelque part dans la pièce, et je le laissai contre moi sans faire un geste. Mes bras pendaient le long de mon corps, je ne disais mot, trop occupé à réfléchir jusqu'au moment où il me donna un semblant d'ordre.

« Je ne peux pas » Dis-je finalement quand il parla d’arrêter de me poser des questions.

Les années avaient passé depuis que j'avais tué cette grenouille dans mon jardin, mais je n'avais pas changé depuis... J'étais simplement devenu plus sombre, encore plus incapable de vivre en société, incapable de comprendre les choses qui m'entouraient. Les questions étaient devenues une part de moi-même... J'en souffrais, mais je ne pouvais pas arrêter tant que je n'aurais pas découvert ce qui poussait les gens à craindre, ce qui poussait les gens à ressentir des choses dont je n'avais pas idée et que je ne comprenais pas. J'avais fermé les yeux pendant quelques secondes, réfléchissant à ce qu'il venait de me dire, bien que persuadé de ce que je lui avais répondu; cela me semblait logique, de ne pas être capable d'agir différemment de ce que j'avais toujours fait.

Alors que je réfléchissais, je sentis un contact au niveau de mon oreille, un très léger contact qui me fit ouvrir les yeux et me poussa à chercher la raison de celui-ci. Je levai alors un peu les yeux vers ce garçon, le saisissant par les avant bras dans l'intention de l'éloigner de moi, cependant je ne le fis pas: s'il fuyait, si je l'effrayais ou me montrait violent envers lui maintenant, il ne serait plus en mesure de m'expliquer ce que je cherchais à apprendre... Aussi, je me contentai d'écouter les paroles qu'il me dit à ce moment, serrant légèrement ses avant-bras dans mes mains, fixant toujours ce point invisible au loin. Quelques paroles m'échappèrent alors, des paroles toujours aussi calmes, prononcées à voix basse.

« Tu es quelqu’un de vraiment bizarre, pas vrai ? »

Quelques secondes plus tard, je me décidai à l'éloigner de moi, cherchant son regard que je fixai pendant quelques instants, cherchant encore à comprendre ce qu'il cherchait à faire... Je cherchai pendant quelques secondes dans son regard, comme si celui-ci allait me donner toutes mes réponses, mais rien ne me vint. Je relâchai un peu la prise que j’avais sur ses avant-bras, réfléchissant toujours.

« Je ne peux pas faire tout ça. »Dis-je en le lâchant enfin sans cesser de le fixer.

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MessageSujet: Re: Cocktail du jour? Bloody Andy. En plus de ça, il est gratuit. || ANDRÉAS&MASAO Jeu 12 Sep - 13:01

Ca n'avait aucun sens. Pourquoi ne pourrait-il pas ressentir les émotions comme tous les autres mortels? Avait-il fermé son coeur au point de ne même plus l'entendre battre ? Pourtant j'étais persuader que je parviendrais à lui expliquer, à lui faire comprendre à quel point c'était doux et exquis de se laisser aller à ses sentiments. Je savais à présent que j'avais capter son attention et qu'il ne tenterait pas de me tuer; Du moins pas maintenant. Il me fixait froidement sans comprendre. Comment pouvais-je m'expliquer autrement ? Il me semblait pourtant avoir été suffisamment clair lorsque j'avais poser les mains sur lui, tout contre son coeur. Brusquement il attrapa mes avant-bras et devant la brutalité du geste je sursauta avant de plonger dans son regard sombre. J'étais quelqu'un de bizarre ? On ne me l'avait jamais vraiment dit, en faite j'étais même tout ce qu'il y a de plus banal sur terre. Le simple fait de lui faire face m'avait fait gagner ses faveurs ? C'était déjà un bon point pour moi.

Sa poigne était forte autour de mes bras et je grimaçais lorsqu'il appuya sur mon bras droit, encore douloureux du Sectumsempra reçus plus tôt. Une fois de plus il me réitéra qu'il ne pouvait pas faire ça. J'eus soudain envie de le prendre et de le secouer de toute mes forces en lui demandant pourquoi, qu'est-ce qu'il y avait de si compliqué au fond ? Je lui demandais simplement de suivre ce qu'il voulait, ni plus, ni moins. D'un geste sec il relâcha mes avant-bras sans pour autant quitter mon regard. Je restais un instant immobile, face à lui, cherchant à mon tour des réponses dans ses yeux quant à l'attitude à tenir à présent. Si les mots ne le touchaient pas, peut-être devais-je passer la vitesse supérieure? Je me redressais un peu sur mes jambes en les sentant moins douloureuse et à nouveau fit un pas vers lui.

-Comment pourrais-je t'en vouloir ? Murmurais-je tristement. Tout ceux qui aurait dû t'apprendre tout ça sont mort de ta main. Tu as vécu seul pendant si longtemps que tu ne sais même plus ce que c'est que d'avoir peur pour quelqu'un, tu as oublier comment on aimer, comment on protéger.

J'avançais vers lui jusqu'à ce que son dos rencontre le mur derrière lui. M'étant redresser sur mes pâtes je le surplombais à présent de toute ma hauteur. Je jouais à nouveau avec le feu mais ce sentiment grisant d'excitation m'envahissait tout entier. Il était là, face à moi avec ce regard toujours si froid et inexpressif, et soudain j'eus l'impression de reprendre le contrôle de la situation. Je glissais mes bras entre les siens qui logeaient toujours le long de son corps et me pencha vers lui, chatouillant sa joues de mes mèches rebelles.

-Pourquoi ? Pourquoi ne pourrais-tu pas faire ça ?

Et alors une idée me vint en tête. J'allais jouer avec ses propres armes.

-Tu as... Peur ? Soufflais-je en revenant me noyant dans ses iris sombres et dangereuses.

Mes lèvres étaient si proches des siennes que je pouvais sentir son souffle contre ma bouche. Inconsciemment, ou pas, je me mordis la lèvre inférieure dans une invitation explicite. S'il ne pouvait pas, après tout moi je pouvais.

-Tu n'es pas différent des autres Masao. Laisse toi porter par ce qui se passe en toi, là, tout de suite. Fais ce que ton corps te dis de faire, oublies un instant ton cerveau qui se pose bien trop de questions.

De mon bras gauche je remontais le long de son corps jusqu'à ce que mon index glisse sous son menton afin de piéger ses iris dans les miennes.

-Regarde-moi... Dis moi ce qui se passe en toi.

Ce n'était qu'un souffle murmurer contre sa bouche. Bouche qui se révélaient être de plus en plus tentantes. Jamais de la vie je n'aurais cru un jour être attiré par un homme et pourtant l'évidence était là. Je ne répondais plus de rien lorsque j'étais si près de lui. Je restais comme ça encore quelques secondes et finalement je me détacha de cette étreinte bien trop chaude qui finirait par me consumer tout entier. Je restais debout, face à lui, immobile, attendant sa réaction à nouveau.

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MessageSujet: Re: Cocktail du jour? Bloody Andy. En plus de ça, il est gratuit. || ANDRÉAS&MASAO Dim 15 Sep - 18:50

J’étais perdu depuis des années désormais. J’avais perdu, en perdant mes parents et mes amis, les seules choses qui me permettaient encore de ressentir les choses que j’avais autrefois pu ressentir, avant de développer mon mal. Désormais, j’étais devenu comme le fantôme de l’homme que j’aurais pu être si ma vie avait pris un autre tournant. Quand mes parents m’avaient vu la dernière fois, c’était en train de tendre ma baguette vers eux, prononçant quelques mots interdits qui les mèneraient dans l’au-delà. Cette image n’était certes pas la plus belle qu’ils auraient pu voir, et sans doute leur dernière pensée devait-elle être bien triste… Mes parents qui avaient fait tant d’efforts pour m’élever dans la gentillesse et l’amour, cela malgré leurs absences répétées à cause du travail… Celui que j’étais devenu aujourd’hui ne pensait pas à toutes ces choses… Il se moquait de savoir si ses parents avaient souffert en mourant, s’ils avaient été tristes de le voir venir… J’étais peut-être bien le plus mauvais fils qui soit… Un fils qui ne pouvait pas être considéré comme un gentil… un bon enfant… Je n’étais pas comme cela, mais cela ne me marquait pas… Cela ne me faisait absolument pas culpabiliser.

Cet homme là était étrange, je ne pouvais que le savoir. Il était bizarre, s’approchait de moi alors que d’autres m’auraient fuit, pris par la peur que je faisais ressentir à nombre des personnes qui croisaient mon chemin alors… pourquoi ? Pourquoi était-il si différent ? Pourquoi ne s’en allait-il pas tant qu’il était encore en vie ? Savait-il seulement qu’il me faisait me poser autant de questions ? Ce détail, cette simple information que l’on aurait si facilement pu deviner, à voir le regard que je posais sur lui depuis quelques minutes désormais, était peut-être la seule chose qui m’empêchait de lui ôter a vie. Même ainsi, avec cet intérêt que le barman éveillait, sa vie ne tenait qu’à un fil…

Lorsque celui-ci reprit la parole, je le regardai sans ciller à nouveau, écoutant ses paroles dans un silence presque religieux, tandis qu’il m’expliquait des choses que je connaissais déjà… enfin moins presque. Il me parlait d’oubli… Je n’avais aucun souvenir d’avoir un jour ressenti un quelconque sentiment, alors comment aurais-je pu oublier l’un d’entre eux ? Je me questionnais toujours plus, ne comprenant rien de ce qu’il tentait de me dire… Aussi, j’avais continué à réfléchir, gardant mon regard ancré dans le sien, cherchant à savoir ce qu’il voulait dire sans saisir l’essence de son discours. Je n’étais plus un être de sentiment… J’étais de glace, totalement fermé aux choses de la vie…

Il s’avança vers moi et mon dos vint à cogner le mur qui se trouvait juste derrière moi. Cet homme était plus grand que moi et, tandis que je le regardais, je cherchais encore des réponses dans son attitude, dans ses paroles. Quelque chose me paraissait étrange chez lui… Il ne dégageait pas cette crainte que je voyais chez d’autres, il ne semblait pas non plus en colère… Je ne parvenais pas à décrypter son comportement comme je l’aurais fait avec d’autres… et ces questions continuaient à aller et venir dans mon esprit, toujours plus nombreuses.

Je réfléchissais bien trop pour agir, aussi, quand il vint glisser ses bras entre les miens, je ne bougeai pas, cette proximité produisant en moi un sentiment qui n’avait rien de la peur ou de la colère…

« Je ne sais pas. » Avais-je répondu d’une voix plate, lorsqu’il m’eut posé sa question. « Vous n’êtes simplement pas comme moi. »

Je fermai les yeux durant quelques secondes lorsque j’entendis de nouvelles paroles de sa part. Il me demandait si j’avais peur… Chose qui me fit me demander s’il se moquait de moi. Je le regardai dans les yeux durant quelques secondes, cherchant à savoir si cet homme était réellement stupide ou s’il était sérieux. Mon regard, au bout d’un instant, alla se poser sur ses lèvres qui étaient très proche des miennes, de même que son corps, cependant je restai comme figé ; seul ma respiration changea légèrement. Je vis ce qu’il faisait, quand il se mordit la lèvre, et cette sensation que je connaissais bien, l’une des seules que je connaissais en réalité, se renforça légèrement tandis qu’il me parlait.

Quelques instants plus tard, quand il releva mon visage à l’aide de son index, je posai mon regard dans le sien, un regard qui n’avait plus grand-chose à voir avec le précédent, car le message qu’il passait était bien différent. Je le toisai du regard quand il se détacha de moi, restant debout à une petite distance. Mon regard passa plusieurs fois sur son corps, de son visage à ses pieds, avant que je n’agisse à nouveau. Je m’approchai de lui de quelques pas, jusqu’à me retrouver proche de lui.

« Tu ne veux pas savoir. Je te l’assure. » Dis-je avant de laisser un très court silence s’installer.

Tout aurait pu s’arrêter là, et j’aurais très bien pu partir, mais m’approcher de lui avait été une erreur, car désormais cette sensation si familière reprenait le dessus. Je le plaquai sur le mur où il m’avait appuyé quelques instants plus tôt, reprenant le contrôle des choses, mon avant bras le bloquant au niveau du torse et de la gorge. Je saisis son visage d’une main et sans lui laisser le temps de bouger, j’approchai mon visage du sien pour lui voler un baiser, cela sans une once de tendresse dans mon geste, me collant à lui contre le mur avec assez de force pour qu’il ne puisse pas me dégager trop facilement.

La colère, la frustration et le désir… C’étaient peut-être les seules choses que je ressentais, et cet homme étrange semblait avoir éveillé les trois en une seule soirée… Pourquoi ne réalisait-il pas à quel point j’étais un être détestable ?
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MessageSujet: Re: Cocktail du jour? Bloody Andy. En plus de ça, il est gratuit. || ANDRÉAS&MASAO Lun 16 Sep - 12:09

Il me scrutais du regard comme s'il cherchait des réponses sur mon corps et le regard qu'il me lançait ne me laisser pas totalement indifférent. interdit, je restais immobile, ne sachant plus quelle attitude tenir face à lui. Je n'étais plus le séducteur face à lui. Je n'obtiendrais rien de lui par le charme ou la séduction, je l'avais compris. Oui, mais alors comment ? Alors que j'étais perdu dans mes pensées je ne l'entendis pas bouger et il m'attrapa brutalement pour plaquer mon dos contre le mur, son avant-bras se logeant contre ma gorge mais alors que j'allais parler l'improbable se produisit. Je sentis ses lèvres se glissaient sur les miennes avec force pour un baiser qui n'avait rien de tendre. Ce n'était pourtant qu'un touché aérien qui me laissa sur ma faim. Son corps tout entier se colla contre le mien et je me surpris à frissonner d'envie alors qu'il m'entravait avec force pour éviter toute fuite. Comme si j'avais envie de fuir là, maintenant. Il avait plus que jamais aiguisée ma curiosité et je mourrais d'envie de savoir ce qui lui passait par la tête, quitte à y laisser ma peau. J'aimais le danger que cet homme représentait tout en le craignant. Cette situation qui n'avait rien de banale prenait une tournure des plus excitantes et un instant je me surpris à penser que je devenais peut-être tout simplement masochistes. Qui resterait face à un homme qui l'avait laisser pour mort quelques minutes plus tôt ? Mais ce n'était pas n'importe quel homme. C'était Masao. C'était celui qui venait de m'embrasser. Et même si ce baiser n'avait rien de romantique ou de passionné, il me laissa un long moment sans voix.

Nous restâmes ainsi durant un laps de temps qui m'échappa. Des minutes, des heures... Je ne savais plus trop. Ma tête tournait dû aux blessures infligeaient plus tôt, du moins en partie, et le reste de mon corps était en ébullition. J'ignorais quelle émotion je devais laisser s'exprimer. Je remarquais seulement maintenant que la jeune femme nous avait faussé compagnie. Nul doute qu'elle avait dû nous prendre pour des fous mais profondément, je m'en fichais. Après un long silence je laissa un soupir tremblant s'échappé de mes lèvres sans jamais quitter son regard :

-Si. je veux savoir. Affirmais-je sûr de moi.

Et là, une drôle d'évidence me frappa. Peut-être avais-je tort, certainement même. Après tout qui étais-je pour prétendre connaître cet homme que je n'avais encore jamais vu ce matin ? Mais il me semblait pourtant que la seule personne qu'il tentait de fuir, c'était lui-même. J'essayais de me dégager un peu de sa poigne, juste assez pour reprendre mon souffle que je n'avais pas conscience  d'avoir couper jusque là.

-Je t'intrigue parce que je ne te déteste pas, n'est-ce pas ? Il n'y a pas que la haine dans ce monde.

Mon regard glissa sur ses lèvres. Ce fruit défendu qu'il m'avait fait goûter avant de le reprendre aussitôt. Étais-ce un jeu pour lui ? Parce que pour ma part, j'avais dépasser ce stade depuis bien longtemps. Pour la première fois, je n'avais pas envie de jouer au jeu de la séduction. Pas avec lui. Pourtant, Merlin savait que j'étais expert dans ce domaine.

-Il y a cependant eu quelque chose de différent en toi ce soir. De la pitié... Tu m'as épargné, du moins pour l'instant, alors que rien ne te pousser à le faire.

Il m'avait laisser les mains libres, volontairement ? Toujours est-il que je profitais de cette occasion pour remonter ma main droite le long de son bras libre jusqu'à ce que celle-ci rencontre le creux de son cou. S'il voulait m'arrêter, il devrait me relâcher et s'il était évident qu'à la baguette il me battait à plate couture, je ne dirais pas la même chose pour un combat à mains nues. Bien que me battre était bien là la dernière de mes préoccupations. Je vins doucement encrer la paume de ma main contre sa joue avec douceur alors que mon pouce glissa sur ses lèvres.

-Au fait, je m'appelle Andréas... Glissais-je contre sa bouche alors que je penchais un peu la tête pour aller à la rencontre de ses lèvres.

Il s'en fichait certainement mais peu importe. Au moins, il savait comment je m'appelais. Nous n'étions plus réellement des inconnus. Les yeux clos j'appréciais la caresse de sa bouche contre la mienne, me surprenant à trouver ça presque excitant, moi le tombeur de ses dames. Je laissais ma main tombait sur sa nuque avant de glisser mes doigts dans ses cheveux pour approfondir le baiser. Finalement je me retirais de notre étreinte, les yeux à moitié fermés, cherchant son regard. J'étais toujours prisonnier entre le mur et lui et à présent, il était le seul maître de la situation, car il y a bien longtemps que j'avais rendu les armes.  

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Cocktail du jour? Bloody Andy. En plus de ça, il est gratuit. || ANDRÉAS&MASAO Lun 23 Sep - 21:53

Habituellement, les personnes à qui j’infligeais un traitement tel que celui-là tentaient de fuir… Habituellement, ils n’appréciaient pas que je me colle à eux, que je les embrasse sans accord et que je les force pratiquement à répondre à ce baiser, simplement par envie, poussé par un désir qui avait soudainement pris naissance en moi… Cependant, ce qui arrivait ce soir n’avait strictement rien d’habituel car, une fois de plus, le barman sembla avoir décidé d’agir au contraire de tous les autres… Il semblait ne pas se comporter comme le commun des personnes qui subissaient mes actes… Cela avait pour effet d’éveiller mon intérêt, une fois de plus, bien que je sois en proie au désir qu’il avait lui-même provoqué par son attitude. Je l’écoutai parler, enfin à moitié, tandis qu’il essayait de se dégager de ma prise. Quand il reprit la parole, un instant plus tard, mon attention fut à nouveau attirée et, encore une fois, il m’intrigua par ses mots.

« Ce n’était pas de la pitié, juste du hasard. Si cet homme n’avait pas été là à écouter aux portes, je t’aurais tué. » Déclarai-je lorsqu’il affirma des choses fausses, ou du moins improbables à mes yeux.

Je sentais sa main remonter le long de mon bras, mais je le maintenais toujours comme je le pouvais… Je ne voulais pas le lâcher, mais c’était par désir de savoir, par besoin de comprendre ce qu’il voulait, ce qu’il pensait, ce qu’il ressentait… Sans doute étaient-ce des choses que je ne pouvais pas comprendre, des choses hors d’atteinte, même si j’étais intelligent et capable de raisonner de manière complexe en utilisant les éléments qui m’étaient donnés… Cette pensée analytique, cartésienne, était l’une des choses qui, sans doute, m’empêchaient de réfléchir et de ressentir réellement les choses qui m’entouraient… Des choses qui, habituellement, se vivaient, je me contentais de les penser et d’y réfléchir et, au final, j’en oubliais un peu plus le peu d’humanité qui sommeillait en moi.

Mon regard resta ancré dans le sien tandis qu’il posait son pouce sur mes lèvres ; je le scrutai pendant un moment, cherchant peut-être à comprendre ce qui se passait dans son esprit, mais aucune réponse ne me fut offerte, car j’étais incapable de percevoir toute la complexité de la situation dans laquelle je m’étais embarqué lorsque j’avais pénétré dans ce bar et mis fin aux jours de cet homme peureux et visiblement inapte à survivre dans un monde où je vivais également.

Pas un mot ne franchi mes lèvres lorsqu’il m’indiqua son prénom. Andréas. Néanmoins, je gardai cette information en mémoire, même si elle m’importait peu. Ce nom, cette identité, ou du moins ce morceau d’identité, constituait une donnée du problème qui se posait à moi. Une inconnue en moins pour me mener à la solution finale, même si j’étais incapable d’identifier exactement toutes les choses que je devais déterminer pour y parvenir réellement.

Un nouveau baiser eut lieu. Dans ce bar désormais vide et cruellement silencieux. Cependant, celui-ci était bien différent de celui que j’avais volé à Andréas un peu plus tôt. Je le laissai faire, porté sans doute par le désir qu’il avait éveillé en moi, mais je continuais de réfléchir, tant et si bien que, lorsqu’il mit fin à ce baiser, je l’observai pendant quelques secondes. Je le maintenais toujours contre le mur, mais je ne savais pas comment agir… Si j’agissais avec lui comme avec d’autres, se laisserait-il faire ? Fuirait-il ? Pourquoi n’avait-il pas peur de moi ? Pourquoi tentait-il de… m’aider ? Je ne comprenais pas et cela m’embrouillait… Je le fixai pendant quelques secondes, me reculant finalement de lui de quelques pas, m’adressant ensuite à Andréas d’une voix plate, mais légèrement autoritaire.

« Ne te mets plus sur ma route. » Dis-je simplement avant de transplaner, abandonnant ces lieux où j’avais fait couler le sang.
HRP:
 
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MessageSujet: Re: Cocktail du jour? Bloody Andy. En plus de ça, il est gratuit. || ANDRÉAS&MASAO

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Cocktail du jour? Bloody Andy. En plus de ça, il est gratuit. || ANDRÉAS&MASAO

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